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Timitar off

Programme Timitar Off 2018

Mercredi 4 Juillet 2018 de 10h30 à 14h

Salle Royal Sofitel bay resort

Table ronde : « l’art et la culture à quoi servent-ils vraiment ? »

 

L’art et la culture ont toujours suscité le débat quant à leur utilité dans nos sociétés. Sont-ils une priorité ou un luxe ? Peut-on vivre sans ?

D’aucuns diront que c’est complément ostentatoire à l’heure où il y a tellement de besoins en termes d’éducation, santé et d’infrastructures. D’autres pensent que seuls l’art et la culture sauveront le monde car ils incarnent la beauté et nourrissent les âmes et les esprits.

Une œuvre d’art, un objet culturel, un festival, un film, un livre ou une pièce de théâtre ont-ils une fonction sociale autre que nous distraire ? En ces temps difficiles, il est de plus en plus fréquent de voir le verre à moitié vide et céder à la démagogie ; voire au désespoir. L’art et la culture ne seraient-ils pas les premières victimes de cette conjoncture.

Pour éclairer notre lanterne et celle du grand public, Timitar organise une table ronde dont le thème est « l’art et la culture à quoi servent-ils vraiment ? ». D’imminents intervenants débattront autour de cette question pour notre grand plaisir à tous.

 

Moderateur:

  • Omar Eddahbi : Directeur de rédaction de Midi 1 Tv

Intervenants:

  • Rachid Benzine : Islamologue
  • Abderrazzak Zitouny : Réalisateur et metteur en scène
  • Bouchra Rijami ou Hassan Fnini
  • Hassan Ouahbi :

 

Mercredi 4 juillet 2018

A la Medina d’Agadir à partir de 20h30

Pièce de théatre « Lettres à Nour » d’après le roman de Rachid Benzine, mis  en scéne par Abderrazzak Zitouny

Lettres à Nour de Rachid Benzine est un dialogue sous forme de théâtre épistolaire, entre un père islamologue érudit et sa fille, partie rejoindre Daech. Inspiré de son roman éponyme « Nour, pourquoi n’ai-je rien vu venir ? », ce texte vise à déconstruire l’idéologie de Daech et remet en cause les certitudes des spectateurs.

Nous assistons à un dialogue entre deux êtres qui ne peuvent renoncer l’un à l’autre, un père et sa fille, parce que l’amour qui les unit reste plus fort que tout. Et pourtant, tout les sépare. L’esprit critique du père est retourné contre lui : les principes auxquels il croyait sont devenus des armes aux mains de sa fille. L’impuissance de deux êtres si proches, si complices, à établir un dialogue, à trouver une entente, un point d’accord, est la brûlure qui traverse ce texte

Le travail autour de cette écriture, la confrontation à une dramaturgie nouvelle s’est très vite fait sentir, portés par ces différentes lettres. Il s’agit de pouvoir mettre en scène, en mouvement, un dialogue qui me parait comme un poème de sang, de larmes, de lumière, de désenchantement, de tendresse et de mystère… Le jouer en Amazighe c’est entrer à la fois pour plus davantage dans ce texte d’actualité brûlante, et en même temps, partager cette expérience avec un large public, de l’amener à s’approprier des textes qui lui sont proches par l’universalité de leur propos.

C’est parce que « lettres à Nour » émane d’un espace de bouleversement, qu’on ne peut pas être indifférent à sa « physicalité » alarmante, à son corps verbal, à sa force de rupture, à sa violence poétique et à sa résonance…

 

Abderrazzak ZITOUNY, Metteur en scène

 

Jeudi 5 Juillet 2018 de 10h à 14h

Salle Royal Sofitel bay resort

 

Table ronde : « Présentation du patrimoine immatériel » ; cas de la danse Taskiwin enregistrée récemment comme patrimoine de l’UNESCO

Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental marocain :

Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental marocain :

Sur proposition du Royaume du Maroc, « Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas  occidental marocain »  a été inscrite, à l’unanimité, sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente de L’UNESCO lors de la douzième Session du Comité Intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel tenue à L’Île de Jiju, en Corée du Sud, du 4 au 9 décembre 2017. Par ailleurs, le Maroc compte   six éléments inscrits sur la seconde liste de l’UNESCO, la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La Taskiwine, danse martiale du Haut-Atlas occidental, est désormais la septième inscription. La table-ronde sera dédiée au cheminement qui a conduit à la préparation de la candidature de la danse Taskiwine, depuis les premières consultations jusqu'à sa reconnaissance internationale.

Taskiwin est une danse martiale typique des montagnes du Haut-Atlas occidental. Elle tire son nom de la corne richement décorée que porte chaque danseur, le Tiskt. Elle consiste à faire vibrer les épaules au rythme des tambourins et des flûtes. La danse Taskiwin nécessite la participation d’une vingtaine d’hommes. Elle évolue sous forme d'une présentation théâtrale; chaque acte de la danse restitue un épisode de bravoure que ce soit par les gestes ou par les rythmes adoptés. C'est une danse essentiellement masculine mais qui comporte parfois, à la fin de la danse, des moments plus détendus où les jeunes filles interviennent pour participer à la danse et aux chants. Elle évoquerait par ses rythmes, ses gestes martiaux et ses sons les principes d'héroïsme, de force, de courage, les épopées de cavalerie où la bravoure était de mise. Elle relate également les différentes actions pour défendre le territoire d'une manière harmonieuse en incluant des formes d'anticipation, des prises de positions, d'assaut, de retrait, de victoire, etc.

Pour plusieurs raisons, la danse est désormais circonscrite à un nombre réduit de villages et est menacée de disparition, tout comme nombre d’autres danses collectives du Maroc. La mondialisation menace de la faire tomber dans l’oubli, comme en témoigne le désintérêt croissant des jeunes envers le patrimoine traditionnel, au profit des pratiques artistiques modernes. Néanmoins, au cours des deux dernières décennies, la nécessité d’assurer la survie de Taskiwin a fait l’objet d’une prise de conscience collective chez certaines communautés. L’Association Targa-aide a bien voulu prendre l’initiative de revitaliser Taskiwin en s’engageant depuis 2013, en étroite collaboration avec la Direction du patrimoine culturel, dans le processus de l’élaboration de la candidature soumise à l’UNESCO en 2016.

Son inscription sur la Liste de sauvegarde urgente de l’UNESCO engage désormais les communautés,  les institutions étatiques, la société civile et tous les acteurs concernés à œuvrer de concert pour assurer la revitalisation, la sauvegarde et la promotion de cette danse ancestrale. C’est aussi l’occasion de réfléchir aux modalités de sauvegarde d’autres éléments du patrimoine immatériel marocain pour leur transmission aux générations futures.

 

Modérateur :

  • Miloud Azerhoun : Chercheur

Intervenant :

  • Ahmed Skounti :
  • Mustapha Nami :
  • Mohamed Mahdi :
  • Omar Amarir :
  • Mohammed Medlaoui :

 

Appui à la production : Album « AMARG » du groupe Ribab Fusion

Le nouvel album de Ribab Fusion « AMARG » se compose de huit chansons, qui mixent  les touches de musique et de chant inspirées des couleurs traditionnelles marocaines et africaines (Tachelhit, Issemgan et la Daka El Marakchia ...) . Ces touches sont accouplées avec des couleurs internationales  (Afro, pop, rock, jazz, reggae ...)  pour aboutir à une oeuvre artistique universelle destinée aux divers pays du monde. Le nouvel album « AMARG » met en exergue les valeurs humaines, les relations nobles, la solidarité, les principes de tolérance et de non violence, le respect des religions et des croyances humaines.

Depuis toujours, Ribab Fusion cherche au travers ses productions artistiques l’universalité et l’ouverture sur l’autre, tout en présentant  la culture marocaine en général et Soussi en particulier. Partout où sa musique est écoutée, elle nourrit l’âme par ses rythmes et ses paroles pertinemment choisis  à l’aide  des poètes et des musiciens renommés.

Cet Album a été enregistré à la fois au Maroc (Agadir et Casablanca) et aux Etats-Unis .

 

Du 1 au 5 Juillet 2018

L’Université d’été d’Agadir : « L’amazighité à l’ère du numérique »

Organisée par l’association Université d’été d’Agadir

L’Université d’été d’Agadir ?

Association à caractère académique créé depuis 1979. Elle se présente comme forum international de débats autour de la langue et la culture amazighes. C’est un espace de réflexion sur les droits linguistiques et culturels et sur l’importance de la diversité culturelle. A son compte 13 éditions avec 13 publications. C’est au sein de l’édition de 1991 que les associations amazighes ont adopté « la Charte d’Agadir », devenue une référence incontournable pour tout débat sur l’identité marocaine et la place de la culture amazighe qui en constitue le socle. Des noms renommés dans le domaine de la culture et de la recherche scientifique ont déjà pris part dans cette université comme Mohamed Chafik, Tassadit Yacine, Abdelkbir Khatibi, Ali Sadki Azayku, Mohamed Bzika, Ahmed Boukouss, Hassan Aourid,…L’édition de 2018 porte sur « l’amazighité à l’ère du numérique ».

14e édition de l’Université d’été d’Agadir :

L’édition de cette année s’étale sur 5 jours, avec une conférence inaugurale de Driss EL YAZAMI, Président du Conseil national des droits de l’Homme, intitulée « Droit international des droits de l’Homme et diversité culturelle », le 1 juillet 2018 à 16 :30h à Hôtel de ville d’Agadir. Le reste du programme qui dure du 2 au 5 juillet 2018 (de 15h à 20h) se déroule à hôtel Tildi. Il s’étale sur 8 séances, avec la participation de 28 chercheurs de 6 pays : Maroc(12)/Algérie(12)/Tunisie (01)/France(02)/Espagne(01)/Pays-Bas(01). Les thèmes sont répartis ainsi : 1- L’identité amazighe et le monde numérique : pratiques, discours et représentations, 2-Les TICs, le TAL et l’enseignement numérique de l’amazighe, 3- Création artistique amazighe et le monde numérique : production, diffusion et réception, 4- Bibliothèques, dictionnaires numériques et sites internet amazighes

Du 1er au 7 juillet

Place Al Amal

Exposition d’artisanat en partenariat avec La maison de l’Artisanat